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La grande Dame qui veille sur Auzelles va faire son grand lifting extérieur comme intérieur, elle s'est drappé pour la circonstance dans un peignoir de bain qui laisse entrevoir ses formes généreuses.

Du sol au plafond elle va être repeinte, briquée, chaque pierre va retrouver son lustre d'antan. Même ses cloches vont être rajeuni et sonneront à nouveau bientôt. On les entendra à nouveau de loin dans la campagne paisible, elles marquent le temps qui passe, elles font parties de la vie du village. L'angélus du matin, l'angélus du soir nous manque il rythmait notre vie quotidienne.

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Mais cette grande Dame qui est l'église Saint Blaise à Auzelles avait besoin d'un bon rafraichissement et même plus. Un peu de son histoire :

L’église fut sans doute à l’origine la chapelle d’un château appartenant aux Lafayette. L’édifice roman primitif a été pour l’essentiel reconstruit au XVème siècle et au début du XVIème.
Elle fut vendue comme bien national le 14 novembre 1792. Elle a été répertoriée à l’inventaire des Monuments historique en 1985.

À la suite de la travée Ouest plus étroite, portant le clocher, la nef centrale comprend quatre travées voutées d’ogives reçues sur des culots prismatiques. Elle s’ouvre par des arcades, retombant sur des piliers carrés, sur un collatéral également de quatre travées au Nord, au Sud sur deux travées de même largeur suivies d’une troisième formant une vaste chapelle à voûte rayonnante. Le chœur à cinq pans est éclairé par une baie axiale à réseau flamboyant. Dans le prolongement des collatéraux, les absidioles semi-circulaires sont couvertes d’ogives dont les branches retombent sur des colonnes romanes montées sur mur bahut.

Le clocher carré est percé sur toutes ses faces de deux baies en plein cintre ayant leur retombée commune sur deux colonnes à chapiteaux. À sa base, le portail méridional s’ouvre sous un arc brisé mouluré à deux torses ; ses vantaux sont garnis de curieuses pentures en fer forgé du XVème siècle (M.H. 1966).

L’église a été fortifiée au XVème siècle pour servir de refuge pendant la guerre de Cent ans ; une grosse tour de plan elliptique, couronnée de mâchicoulis, a été construite sur le flanc Sud. La nef et le chœur ont été surélevés et des archères ont été percées dans les murs du clocher.

Dans la grande chapelle Sud, une peinture murale de la fin du XVème siècle représente la Vierge de Pitié devant le Golgotha. De chaque côté de la croix du Christ se tiennent les deux larrons : un ange emporte l’âme du bon, sortant de sa bouche sous la forme d’un enfant blanc, un diable saisit avec sa fourche celle du mauvais représentée par un enfant noir. L’artiste a réservé une place exceptionnelle au paysage, dans une vision réaliste et minutieuse, ne faisant grâce d’aucun détail. Sur les phylactères, on lit : « Memento mei D(omin)e du(m) veneris in regnum tuum » et « Si tu es filius liber me et vos » (M.H. 1983). Une autre scène, non encore dégagée, apparaît sous le badigeon. Elle représente l’Annonciation.

Les cloches sont de 1779 (« faite par P.A. Limaux, âgé de 14 ans ») et de 1810 (J.B. et P. Decharme, fondateur). (source : http://paroissesaintjosephdeladore.fr/)

 

la descente de la croix

La descente de la Croix

Dans la grande chapelle Sud, une peinture murale de la fin du XVème siècle représente la Vierge de Pitié devant le Golgotha. De chaque côté de la croix du Christ se tiennent les deux larrons : un ange emporte l’âme du bon, sortant de sa bouche sous la forme d’un enfant blanc, un diable saisit avec sa fourche celle du mauvais représentée par un enfant noir. L’artiste a réservé une place exceptionnelle au paysage, dans une vision réaliste et minutieuse, ne faisant grâce d’aucun détail. Sur les phylactères, on lit : « Memento mei D(omin)e du(m) veneris in regnum tuum » et « Si tu es filius liber me et vos »Le fond de la scène est occupé par la ville de Jérusalem, avec des clochers émergeant des maisons. Ce panneau est sans doute le vestige d’un ensemble plus vaste.

Cette peinture murale a été classée par les monuments historiques en 1983. (Source : Manry A.-G. (1988), Histoire des communes du Puy-de-Dôme – Arrondissement d’Ambert et de Thiers, Éditions Horvath, Le Coteau)

baptisphère

 Baptistère où fut baptisé le Père Gachon

C’est au village de La Molette, de la paroisse d’Auzelles, qu’est né François Gaschon. Ses ancêtres y étaient établis depuis au moins trois générations. Benoît, son père, avait épousé Anne Palasse le 2 novembre 1726. Une famille de paysans et artisans tisserands – le tissage a été durant le XVIIIe siècle une grande activité dans toute la campagne ambertoise – quelque peu aisés, dans laquelle naîtront sept enfants, dont trois ne vivront guère. François est le second ; il naît le 30 août 1732, et, selon l’usage d’alors – la mortalité infantile était importante, et l’on voulait absolument assurer le salut éternel des petits –, il est baptisé dès le lendemain en l’église d’Auzelles, par le vicaire M. Vacheron.

Ordonné sous-diacre le 15 mars 1755, diacre le 20 décembre de la même année, il reçut la prêtrise le 18 décembre 1756. Par la suite, le Père François Gaschon, ancien missionnaire du diocèse de Clermont-Ferrand, fut aumônier de l’hôpital d’Ambert. C’est là qu’il mourut le 28 novembre 1815, en odeur de sainteté.

Et notre église fut classée aux monuments historiques le 4 novembre 1983

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